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 Did I ever tell you the definition of insanity ? [pv. Batman]

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Sujet: Did I ever tell you the definition of insanity ? [pv. Batman]
29.10.18 22:38



Mon évasion d’Arkham Asylum n’est pas vraiment passée inaperçue et ces dernières semaines, Gotham est en ébullition. Mais où est le Joker ? Où se cache-t-il ? Bondira-t-il en dehors de sa boîte comme un clown mécanique ? Mais voilà que depuis quelques jours, on semble oublier cette ombre qui plane sur Gotham. Se sentent-ils donc si intouchables, dans l’aura protectrice du Chevalier Noir? Oh je le sais, il me traque. Je sens bien qu’il me traque et j’adore ça. Ce petit jeu du chat et de la chauve-souris, ça m’amuse énormément et je dois avouer que ça m’avait manqué, enfermé à l’asile.
Le temps de retrouver mes ressources, des hommes sacrifiables, un costume adapté… Et un nouveau plan capillotracté. J’ai le sentiment que mon Batou a quelques difficultés pour me trouver, alors je vais l’attirer jusqu’à moi.
Et quoi de mieux qu’une vente aux enchères d’antiquité durant un gala de charité, dans le vieux Gotham ? Tout y est. De richissimes acheteurs, des objets de grande valeur et chargés d’histoire, de l’alcool, des petits fours, une bonne cause à détruire… Et pour couronner le tout, il s’agit d’un gala de type bal masqué, pour coller à la traditionnelle fête d’Halloween… Ah, les riches et leurs lubies…
Entrer à ce gala ne fut donc pas bien compliqué. Quelques gorges tranchées en passant par l’entrée de service, un simple masque de Batman en plastique passé sur mon visage et j’évoluais en tant que serveur, quelques uns de mes sbires s’étant eux-mêmes joints à la partie.
Les lots défilent et je trouve amusant de faire lever les enchères en chatouillant un homme pour lui faire lever sa pancarte ou encore en pinçant le derrière d’une femme au visage à peine masqué d’un loup vénitien. Différentes réactions outrées, mais rien de plus : les bougres aboient plus qu’ils ne mordent. Arrive alors un lot de caisses en bois, estampillées d’une lettre J calligraphiée.

« Notre lot n°98 est un ensemble de porcelaine de Chine. » annonce le commissaire, tandis que deux hommes ouvrent les caisses pour en dévoiler le contenu.

« Mais qu’est-ce que… ? » demande l’un d’eux, découvrant avec horreur plusieurs explosifs armés au lieu de la tant attendue porcelaine de Chine. « C… C’est une bombe !! Il faut sortir de là !! »

Ah. Mon moment préféré. Celui où l’interrogation laisse la place au chaos. Regardez-moi : unis ce soir par charité, quand leur vie en dépend, pourtant, c’est chacun pour sa peau. L’anarchie est dans l’ordre naturel des choses. Alors que les plus vifs se précipitent vers les sorties, dans les cris et les pleurs, leur route est barrée par mes sbires armés, portant chacun un masque de Batman. Ah oui, on a beaucoup d’humour, ici…
Je fini mon verre de champagne cul-sec, mon propre masque m’en faisant renverser un bon tiers en dehors de ma bouche. Je saute sur scène, dans un mouvement très théâtral.


« Pas de panique, citoyens de Gotham ! » je m’exclame, en arrachant le micro des mains du commissaire-priseur qui reste pétrifié, ne sachant que faire, « Je suis Batman et j’ai soif de… JUSTICE ! » Je ponctue cette dernière phrase d’une voix parodiant la caverneuse voix du justicier masqué. Je m’installe sur l’une des caisses et sors de ma poche un détonateur, m’amusant à le passer d’une main à l’autre avant de finalement retirer mon masque : « Ho ho ho, finalement, je crois qu’on peut paniquer maintenant. Et si on jouait à un jeu ? Je vais avoir besoin de quelques volontaires…  »

Un sbire-batmasqué s’approche, arme au poing et je lui lance quelques uns des explosifs qu’il s’empresse de distribuer aux plus VIP de la salle.

« Le détonateur que je tiens entre mes mains se synchronise aléatoirement sur l’un de vos jolis colliers d’explosifs. Si nous attendons patiemment la fin du compte à rebours, tous les explosifs sauteront et Joyeux 4 juillet ! Mais si l’on appuie sur le détonateur, un seul de ces petits joujoux sautera. Oh, il y aura quelques pertes, c’est inévitable, mais ce sacrifice permettra au plus grand nombre de survivre. »

Je pose le détonateur juste devant moi, sur le plancher :

« Alors, qui veut jouer ?  »

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Sujet: Re: Did I ever tell you the definition of insanity ? [pv. Batman]
01.11.18 15:12



Cette... Collision, avec ce mon voisin, qui voit pulluler autant de pseudos héros que l'on pouvait en avoir sur notre propre Terre est un événement qui accapare la plus grande partie de mon attention. Toutefois, il reste des éléments qui n'échapperont jamais à ma surveillance, comme l'énième évasion du Joker. Encore une fois, il laisse dans son sillage de nombreuses victimes. Cela fait plusieurs jours déjà qu'il n'est plus captif à Arkham, mais il n'a pas encore fait parler de lui. Je remonte les pistes habituelles, cherche auprès d'anciens associés - quand ils sont assez chanceux pour être encore en vie après avoir travaillé avec lui. Mais cela ne donne rien.

A contre-coeur, je vais devoir laisser mon enquête de côté. En tant que Batman, j'oeuvre pour rendre Gotham meilleure en tant que Justicier, mais c'est aussi sous les traits de Bruce Wayne que je suis capable de faire du bien à cette ville, comme le faisaient mes parents. Judicieusement, Alfred me rappelle que ce soir, je dois participer à une vente aux enchères. Elle doit servir à collecter des dons pour différentes associations où je ne sais plus trop quoi. J'avoue que je ne suis pas forcément dans ce que je fais en ce moment, mais bon. Je me dois de m'y rendre.

C'est une soirée costumée. Oh, quelle joie : je m'accorde un petit temps-mort dans ma lutte contre le crime, et c'est pour le passer affublé d'une tenue excentrique. Encore que... Est-ce mon intuition? Autre chose? Quoi qu'il en soit, je me dis que ce genre de petite fête pourrait être l'endroit où le Joker pourrait faire son apparition. C'est pourquoi je porte sous mon joli smocking quelques petits "accessoires" dont je pourrais avoir besoin si le Joker devait intervenir au cours de la soirée. Oui, j'opte pour une tenue "simple", une sorte de James Bond dont le visage est simplement dissimulé par un bandeau noir, masquant mes yeux.

Le cours de la soirée se déroule plutôt bien, et les lots défilent petit à petit. Jusqu'à ce que le 98ème fasse son entrée et que je reconnaisse le "J" gravé sur la caisse devant contenir l'objet à vendre. Et c'est là que cet être fait uniquement de chaos et de folie fait son entrée. S'il est déjà là, c'est qu'à cette heure-ci, il y a déjà des victimes. Discrètement, je communique par l'intermédiaire de ma montre avec Alfred, qui doit être en train de boire du thé en lisant un polar dans la limousine devant la bâtiment.

- Il est là, prévenez Gordon.

Je n'attends pas de réponse, car déjà le clown lance ses menaces. Ainsi que des colliers explosifs. Je quitte donc mon siège, laissant sur le dossier de ce dernier le bandeau que je portais encore et rejoins la scène. Je suis prêt à faire ce qu'il demande. A aller plus loin même. Me rapprochant donc du maître de cérémonie, je lui tends une main qui ne tremble pas.

- Un collier. Si tu m'en donnes un, je veux bien "jouer".


Je reprends ses mots. Je ne peux pas dire que cela me permet de créer un lien avec lui. Sa façon de penser est tellement erratique. On s'est croisé plus de fois que je ne peux les compter quand je porte le costume du Chevalier Noir. Mais en tant que Wayne, ce n'est pas arrivé si souvent que ça. Je tends la main, prêt à saisir l'un des colliers explosifs.

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Sujet: Re: Did I ever tell you the definition of insanity ? [pv. Batman]
03.11.18 7:18



Ce qu’il y a de bien avec l’espèce humaine, c’est que malgré toute cette masturbation intellectuelle du « Moi Je », derrière tous ces beaux et riches costumes et cette apparente charité, il n’y a que des animaux. Quand il s’agit de survie, l’être humain riche ou pauvre, bon ou mauvais fera de sa propre survie son unique priorité. Egoïste réalité. Oh, il y a de très rares cas, mais ces gens si spéciaux qui se battent pour le bien commun ont la fâcheuse tendance de porter des collants et des slips par-dessus… Et on dit de moi que je suis fou, mais honnêtement…
Et pourtant, pourtant ! Il y a parfois quelques bonnes surprises. Un homme parmi la foule vient rejoindre l’estrade, affirmant qu’il veut jouer. Evidemment, moi je pense qu’il vient pour le détonateur, comme n’importe qui de sensé le ferait… Mais non, il tend la main vers un de mes sbires pour récupérer un collier d’explosif. J’observe la scène qui se déroule sous mon regard.

« Ho.. Ha… Haha. Voilà qui est amusant… Je propose une roulette russe, et plutôt que je prendre le flingue, ce grand fou veut rejoindre la partie… » Je hausse les épaules, signifiant au sbire que je ne vois pas d’objections à donner son collier à notre héros… ou bien cet homme très stupide… Ou simplement dingue… Je n’arrive pas à choisir… Après tout, plus il y a de participants, plus il y a de chance de survie pour chacun.

Il m’arrive souvent de me mettre volontairement en danger, mais nos motivations sont sûrement différentes, j’en suis certain… Alors que mon homme passe le collier d’explosif à cette étrangeté, sur l’estrade, je ne peux m’empêcher de l’observer, en jouant avec le détonateur que je viens de ramasser, mon éternel souvenir aux lèvres. Je n’ai pas envie de laisser passer cette opportunité. J’ai besoin de savoir s’il s’agit d’héroïsme ou non. Car l’héroïsme se doit d’être détruit. Sous le regard terrifié et médusé de l’assemblée, je ne dois pas laisser briller l’espoir… En attendant la chauve-souris, celui-ci devrait faire l’affaire…
Je me lève de ma caisse, récupérant mon masque en plastique bon marché de Batman et me rapproche du « héros » du soir.

« Tu sais… Ton héroïsme me rappelle quelqu’un. Je suis là, à essayer de montrer que la nature humaine est faite comme ça, que si l’opportunité de survivre se présente, c’est chacun pour sa peau, et toi, tu arrives et tu détraques ma balance… »

Je tourne autour de lui, l’observant plus attentivement, puis me servant de mes doigts comme un cadre d’appareil photo, je ferme un œil pour me concentrer sur la partie basse de son visage, ainsi isolée.

« Oui, j’en connais un autre qui a cette mauvaise habitude… Je crois que ce rôle t’iras bien mieux qu’à moi… » Je ponctue ma phrase en dégainant mon masque en plastique et en le passant à notre homme que j’appellerai le Justicier. « Ha ha ha, parfait, je l’attendais pour la soirée mais il tarde à venir alors tu feras office de hors d’œuvre… »

On dirait un de ces citoyens qui se déguisent en Batman pour protéger la ville, sur leur temps libres… Ridicule. Mais il fera bien l’affaire, en attendant mon très cher Batounet. Et puis, soyons honnête : il n’est pas si ridicule que ça, regardez-moi ce menton carré de super-justicier…

« Mesdames et Messieurs… Et si nous adaptions les règles du jeu à ce drôle de rebondissement, hum ? Nous pourrions faire comme vous en avez toujours l’habitude : laisser la ville de Gotham s’en remettre à son Chevalier Noir ! Votre survie dépend toujours du bon vouloir de votre justicier, alors dans ce cas… »

Je tends le détonateur à cette pâle doublure de Batman et un sbire le dissuade de renoncer au cadeau en lui pointant une arme dessus :

« Laissons-le décider… »

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Sujet: Re: Did I ever tell you the definition of insanity ? [pv. Batman]
05.11.18 10:56



Il est très important que je comprenne  le fonctionnement du détonateur avant que je ne tente quoi que ce soit. Pendant ce temps, je laisse le Joker s'amuser. Il souhaite que je porte un faux masque de Batman? Aucun problème, je le fais. Pourquoi je ne vois pas ça comme une menace pour mon identité secrète? Parce que mon personnage de Bruce Wayne est trop bien préparé, et personne ne pourrait imaginer qu'un playboy richissime soit un Justicier de la nuit. Donc de ce coté là, je n'ai aucune inquiétude.

J'écoute le Clown Prince du Crime faire son speech. Quand je porte mon autre tenue, je ne le laisse pas faire, la plupart du temps, mais là, je n'ai absolument pas le choix. Je dois jouer son jeu au maximum.

Les colliers émettent une petite lumière verte quand ils sont alignés sur le détonateur. Je regarde le temps dont je dispose, maintenant que j'ai le petit boitier en main, et mon propre collier autour du cou. C'est suffisant pour que je devine quel est le schéma, l'ordre des colliers. Pourquoi faire cela? Pour ne prendre le risque d'appuyer que lorsque ma propre petit bombe personnelle sera allumée.

Pourquoi ne pas négocier avec lui? Lui proposer de l'argent ou je ne sais quoi d'autre? Parce que je viens déjà de bouleverser ses plans et je n'ai pas la moindre envie qu'un nouveau chamboulement vienne le perturber et qu'il agisse de façon encore plus irrationnelle. Maintenant que j'ai bien l'ordre et le timing des colliers en tête, je fais mine de cacher mon visage derrière mon bras, main proche de ma bouche . Main qui a à son poignet une petite montre à plusieurs milliers de dollars, mais qui surtout est équipée de capteurs vocaux et de petits équipements forcément très utiles pour Batman, mais dans le cas présent: Bruce Wayne.

Levant mon bras tendu droit devant moi, montrant bien à tout le monde le détonateur, le pouce en l'air, je m'apprête  appuyer. Je compte les secondes, afin de déclencher ce que je veux juste avant d'appuyer sur le détonateur, une fois que mon collier s'allume. Attention... Trois... Deux... Un... "I.M"

Un simple murmure. Mais suffisamment compréhensible pour que mon cher petit accessoire déclenche une micro-impulsion électromagnétique qui déconnecte mon collier au moment où j'appuie sur le bouton. Je ne voulais pas prendre le risque de le faire sur quelqu'un d'autre au cas où cela ne marche pas!

Sous la lumière puissante de la grande salle, tout le monde m'a bien vu appuyer sur le bouton. Même et surtout le Joker! Je prends alors un air surpris, parfaitement crédible, tout en vérifiant que maintenant que j'ai appuyé, les autres colliers ne clignotent plus. De ce coté, c'est bon.

Je tends le détonateur au criminel, balbutiant un "Je ne comprends pas..." qui s'avère assez convaincant. Maintenant que la menace est moindre, je me permets de glisser un petit trait d'humour "Vous achetez américain? Parce que si ce n'est pas le cas, chez Wayne Indust..." Je suis interrompu par un des sbires qui me bouscule, me sommant de fermer gentiment mon "clac-merde", comme il dit.

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Sujet: Re: Did I ever tell you the definition of insanity ? [pv. Batman]
08.11.18 16:04



Intéressant. Notre Batou de substitution ne semble pas spécialement inquiet de cette situation. Oh je vois bien ses yeux danser derrière son masque, observer chacun des porteurs de collier, ou bien est-ce les colliers eux-mêmes qu’il cherche du regard. J’arque un sourcil. Je me demande à quel petit jeu il peut s’adonner. Ai-je affaire à un fieffé compteur de cartes tout droit venu de Las Vegas ? J’observe ce drôle de manège qui semble se dérouler dans sa tête. Vraiment, il ne s’en remet donc pas au hasard ? Essaierait-il de viser quelqu’un en particulier ? Un règlement de compte entre richissimes donateurs ? Il faut avouer que ça me plaît de voir qu’il participe réellement au jeu, qu’il ne se dégonfle pas. Un homme déterminé à prendre une vie. Il tend le bras devant lui, j’entends les supplications dans les rangs et je jubile.
A mesure qu’il presse dramatiquement l’interrupteur, mon sourire s’élargit : qui va donc sauter ? Le gros tas avec la boule à zéro qui partage sa vie avec une croqueuse de diamants qui pourrait être sa fille ? Ou bien l’élégante et très prout-prout dame, au fond ? Je n’en peux plus d’attendre, pourquoi c’est si long ??
Mon sourire laisse place à un rictus déconcerté tandis que notre Batman semble surpris, me tendant le détonateur.

« Vous achetez américain? Parce que si ce n'est pas le cas, chez Wayne Indust... » place-t-il avec humour, tandis qu’un de mes sbires le fait taire en le bousculant, pendant que moi-même j’ausculte le détonateur, circonspect.

Hum. Curieux. Ma main a coupé qu’il fonctionnait très bien, avant ce petit… incident. J’appuis sur l’interrupteur, à plusieurs reprises, je tape le détonateur comme s’il s’était agit d’une simple télécommande de télévision défectueuse, alors que tout le monde semble craindre une détonation. Tout le monde, pas vraiment.

« … Peut-être en changeant les piles ? » me suggère le sbire le plus proche tandis que d’un mouvement rapide, brutal, je l’attrape derrière le crâne pour venir lui fracasser sur l’une des caisses. Il tombe raide, le nez pissant le sang, peut-être seulement inconscient, peut-être mort : le sbire de Schrödinger. Mais ça n’a pas l’air de me déranger. Aucun autre sbire ne bronche. J’intime le silence à ce tas de viande parterre, à l’aide d’un « Chhhhuuuut tchtchtch… » mais au fond, je crois qu’il ne pourra pas vraiment contester. S’il survit, il y réfléchira à deux fois avant de faire des suggestions aussi stupides, à l’avenir…

« J’aime qu’un plan se déroule sans accroc, comme dirait l’autre mais bon… est-ce que j’ai l’air d’être quelqu’un qui colle toujours au plan, me direz-vous… Improvisation. »

J’ouvre ma veste de costume, dévoilant ainsi mon traditionnel gilet vert taillé surmesure, et sort d’un holster en cuir un revolver largement customisé : un six coups au canon et au barillet doré, avec une crosse violette somptueusement ouvragée du même J calligraphié sur les caisses d’explosif. Mon air est déterminé, et il ne se passe pas une seconde avant que j’arme le chien de mon joujou et je descends le premier porteur de collier que je vois en me retournant. Le vieux et grassouillet Sugar Daddy tombe comme un tas de viande inerte. L’assemblée s’affole, des cris s’élèvent et je porte une main à ma bouche, feignant la confusion :

« Ah, oups… J’ai oublié de retirer des balles, pour la roulette russe… Bon, on dira que celui-là, c’était celui de Batman… » J’ouvre le barillet et retire une à une les balles afin de n’en laisser plus qu’une. Puis je fais tourner le barillet avant d’armer une seconde fois mon arme. « Bon, alors, à qui le tour ? Tu décides ou bien… »

Je passes d’une tête à l’autre, tandis que je chantonne :

« Am… stram… gram… Pic et pic… et colégram… Bour et bour et ratatam… Am… stram…»

Mon canon s’arrête avec une joie non dissimulée sur ma future victime :

« Gram. »

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Sujet: Re: Did I ever tell you the definition of insanity ? [pv. Batman]
18.11.18 15:01



Je suis parvenu à gagner un peu de temps. Pas beaucoup, car malheureusement, avec le Joker, on ne peut rien prévoir. Lui-même ne s'en tient que rarement aux plans qu'il élabore. Et il le confirme en affirmant à voix haute qu'il part maintenant sur de l'improvisation.

Dans la mission que je me suis fixée, dans cette lutte infinie contre le crime, il y a une règle que j'ai toujours eu du mal à intégrer. Un état de fait qu'il m'est difficile d'admettre: je ne peux pas sauver tout le monde. C'est peut-être un peu présomptueux de penser que le contraire, mais croyez-le ou non, au départ, je m'étais jeter à corps perdu dans cette croisade dans cette optique-là. Mais à de nombreuses reprises, j'ai réalisé que c'était un objectif impossible à atteindre. Qu'il y aurait toujours des pertes. Et un ami à moi, certainement le plus grand des héros de ce monde me l'a aussi dit. Alors si même l'Ange de Metropolis le dit... C'est pourquoi, lorsque le Joker exécute le premier otage, je me mords l'intérieur de la joue. Parce que je n'ai pas eu le temps d'intervenir, parce que je ne pouvais rien faire sans me compromettre, mais aussi parce que ce monstre ne m'en a pas laissé la possibilité. La panique que déclenche le coup de feu est la diversion dont j'ai besoin. Comme n'importe qui le ferait devant un tel spectacle, je me couvre le visage à l'aide de ma main, et susurre à nouveau un petit ordre. Non pas à destination de la montre que je porte, mais pour Alfred, qui est toujours à l'écoute. "Blackout."

Pennyworth est un comédien hors paire. Il s'est entretenir un effet dramatique à la perfection. C'est pourquoi il fera en sorte que les lumières de la salle se coupent au moment le plus opportun. Grâce à l'ordinateur de la Bat-Cave, j'ai accès à tout un tas de réseaux primaires et secondaires, à travers tout Gotham. Et par d'habiles connexions mises en place par Barbara Gordon, je peux commander l'éclairage des bâtiments importants de la ville, comme celui que nous occupons présentement. L'ordinateur étant relié au dispositif de la limousine, je n'ai plus qu'à laisser à mon majordome carte-blanche pour m'aider à stopper tout ça.

Le Joker continue son petit jeu macabre, lançant une roulette russe. Si je n'ai pas pu sauver la première victime, il n'y en aura pas d'autre. L'avantage d'être sur le devant de la scène, tout proche du Prince du Crime, c'est qu'une myriade de témoins pourront affirmer que je me tenais là. Il sera très difficile de faire croire à quiconque que Bruce Wayne et la personne qui va intervenir quand les lumières s'éteindront ne sont qu'une! Quand le Clown finit de chantonner la petite comptine afin de désigner qui sera la prochaine victime potentielle, pile sur le "... Gram". C'est là que tout devient noir!

Et c'est là que j'entre en scène. Mon costume est trop cintré, donc la première chose que je fais, afin de bouger plus librement, c'est de faire sauter les couture, au niveau des épaules et dans le dos. Suite à quoi, un ballet nocturne dont je maîtrise chaque pas se met en place. La panique est présente. Chez les victimes. Mais aussi chez les hommes de main du Joker. Qui contrairement au public apeuré, ne se contentent pas de hurler. Ils jurent tout ce qu'ils peuvent. Pendant ce temps, je place une lentille sur mon oeil droit, qui me permet de voir clairement dans ce noir total. Je peux distribuer les coups, retirer les colliers aussi rapidement que possible. Il faut que je me débarrasse d'un maximum de sbires avant que la lumière ne revienne où que le Joker ne s'échappe.

Alfred m'indique une position codée. L'endroit où je dois le retrouver si je dois me changer. Mais je n'en suis pas là pour l'instant. Là, je sens le cartilage d'un nez s'écraser sous mon poing. Là, je sens l'articulation d'un coude se briser sous l'effet d'une clé de bras. Là, je sens la trachée d'un homme se faire percuter par le talon de ma chaussure. Certains pourraient croire que je prends du plaisir à faire tout cela.

Il me serait difficile de dire que ce n'est pas le cas sans pour autant raconter un mensonge.

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Sujet: Re: Did I ever tell you the definition of insanity ? [pv. Batman]
25.11.18 23:18



Quelle surprise, quel effet dramatique et théâtral ! Même dans l’obscurité qui vient d’engloutir bien subitement la pièce, je souris. Une panne de courant ? Je n’y crois pas non. Je ne crois pas au hasard des choses. Je sais ce que cette subite noirceur annonce. Qui d’autre que le Chevalier Noir de Gotham ? Connaissez-vous, outre les miennes, entrée plus spectaculaire ? Soigneuse mise en scène. Le doigt toujours près de la détente, j’ai cependant abandonné ma nouvelle cible pour chercher, dans le noir, cette créature nocturne que j’ai voulu attirer à moi.
Si les cris des civils ne tardent pas à s’élever autour de moi, je reconnais cependant ceux de certains de mes sbires qui semblent un à un se faire happer par la bête de Gotham. Je m’en remets au destin, à mon instinct, je me déplace dans ce chaos de cris, de terreur comme je me déplacerais dans mon salon. Je n’y vois rien, mais ça n’est pas ça qui va me terrifier. Existe-t-il d’ailleurs quelque chose sur cette terre qui puisse me faire ressentir ce sentiment ?
J’entends une valse macabre, une douce mélodie de salade de phalanges, et je suis comme un gosse une nuit de Noël, voulant surprendre le gros barbu fringué en rouge…

« Alors tu es venu ! Tu nous excuseras, Batou, on a commencé sans toi… ! Je t’ai… Ha ha ha ! Je t’ai trouvé un charmant remplaçant… » dis-je, en me déplaçant comme une brise insaisissable, toujours en mouvement, évitant de justesse de trébucher dans les corps parfois inanimés de mes sbires, en riant néanmoins. « C’est-à-dire que j’ai fini par croire que je ne comptais plus, pour toi ! Tu m’as jeté au placard, même pas un p’tit message, une visite conjugale… Je me suis senti délaissé, Bat…»

Je connais la bête, je sais qu’il ne manque pas d’équipements avantageux pour déterminer ma position, vision nocturne ou capteur thermique, un truc de Batman toujours. Je dois trouver un moyen de lui retirer son avantage, et ça, ça ne devrait pas être bien compliqué… Je dois simplement trouver de quoi l’éblouir… J’ai bien quelques explosifs sous le pied qui pourrait faire effet… Je tâte ma poche, à la recherche d’un cellulaire.

« J’espère que tu ne m’en voudras pas, mais, il fallait bien combler ce manque, alors, je t’ai peut-être aussi fait quelques infidélités, là-bas… J’ai ramené un petit souvenir d’Arkham. Oh tu vas l’adorer, je pense… Harley-chérie ? »

« Oui, Poussin ? » me grésille une voix féminine à travers le combiné sur lequel j’ai lancé un appel, tout en discutant, tout à l’heure.

« Fais le truc ! »

Elle acquiesce d’une voix enjouée qui résonne grâce au haut-parleur, je suis conquis, et subitement, tous les colliers s’illuminent en même temps, comme s’ils s’actionnaient, ce qui permet de tamiser un peu la pièce dans laquelle nous nous trouvons. Je tiens une civile, mon revolver sur sa tempe, cherchant Batman du regard, admirant au passage le résultat de son tango endiablé…

« Je crois qu’elle va t’plaire, Batou : elle a un tempérament… explosif… » je ris, tandis que les petites diodes dansent à un rythme rappelant un tic tac…

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Sujet: Re: Did I ever tell you the definition of insanity ? [pv. Batman]
26.11.18 22:04



L'obscurité est mon alliée. Au sein de la Ligue des Assassins, quand Henri Ducard m'a enseigné comment dépasser ma condition d'homme pour devenir une idée, quelque chose de plus grand qui instillera la peur chez les criminels, j'ai appris à me fondre dans les ombres. A me déplacer comme si j'en étais une moi-même. Avec l'aide de Lucius Fox, je dispose de la technologie suffisante pour compléter les enseignements de la Ligue.

Malheureusement, quoi que les Entreprises Wayne puissent tenter de me fournir... Quoi que Ducard ait pu essayer de m'enseigner... Rien ne me permet de "prévoir" ce que le Joker a en tête. Avant qu'il ne fasse sa prochaine manoeuvre, je continue de me mouvoir, d'éliminer les hommes de main du clown.

Chacune de mes frappes est sèche, violente. Autant que possible, je fais en sorte que mes victimes ne puissent pas utiliser leur arme à feu. Une balle perdue, et la liste des victimes déjà trop importante pourrait se rallonger. Donc j'opère de la même façon à chaque fois. Je neutralise l'arme - ou la main qui la tient - puis je mets l'homme - ou la femme, ne soyons pas sexistes - hors d'état de nuire. Pas de strangulation. Ce n'est que dans les films qu'une personne perd conscience en une poignée de secondes. Alors qu'un bon coup de poing ou de pied...

J'entends le Clown parler. Faire comme si nous avions une relation privilégiée, lui et moi. Je l'entends, mais ne l'écoute pas vraiment. Au lieu de ça, je communique avec Alfred. Je me trouve exactement là où je dois me trouver. Et trois... deux... un. Je tends mes bras vers l'avant, et un sac me tombe dans les bras. Ce qui vient de se produire? Mon plus vieil ami a utilisé les conduits d'aération pour me rejoindre et me délivrer mon équipement complet. Le Joker parle avec Harley Quinn. Je ne sais pas ce qu'ils ont en tête, je dois donc faire vite. Je me change rapidement, glissant mes vêtement dans mon sac ainsi que le collier que je portais, que je renvoie à mon binôme qui, je l'espère, pourra retourner jusqu'à la voiture sans problème.

De mon coté? Je vois les colliers des différentes victimes s'illuminer. Plaçant mes mains à ma Bat-Ceinture, j'en retire quelques petits Batarangs. Je vise les cibles clignotantes, qui ne sont donc pas difficiles à voir. Deux lancés, toutes les cibles sont touchées. Mes projectiles se plantent dans la chaire des victimes. Un mal pour un bien, car les Batarangs déclenchent ensuite des décharges électriques, suffisamment fortes pour griller les circuits des colliers. Et mettre K.O les personnes qui les portaient. Clark aurait agit différemment. Mais une chose est certaine: je ne suis pas Clark.

J'utilise mon grappin pour aller me coller au plafond, et profiter des moulures de ce bâtiment ancien pour m'agripper. Je sais que le Joker n'est donc pas seul, et que sa chère Harley l'attend pas loin, dehors. Il faut que je prévienne Gordon, dès que possible. Mais là, je n'ai plus qu'une priorité: arrêter ce monstre.

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Did I ever tell you the definition of insanity ? [pv. Batman]
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